Musée d’Histoire de la Grande Guerre nationale de Biélorussie : http://www.warmuseum.by/

Le Musée d’Histoire de la Grande Guerre nationale de Biélorussie (en biélorusse : Беларускі дзяржаўны музей гісторыі Вялікай Айчыннай вайны et en russe : Белорусский государственный музей истории Великой Отечественной войны) est un musée de Minsk, capitale de la Biélorussie. C’est un des plus grands musées de guerre au monde ; il regroupe une importante collection d’objets, uniformes, armes, photos, textes… datant de la Seconde Guerre mondiale. Ces témoignages évoquent la lutte de l’Armée rouge et des Biélorusses contre les Nazis et rappelle au visiteur que la Biélorussie fut un des lieux les plus sinistrés par la guerre.

Histoire

Le Comité central du Parti communiste de Biélorussie décida dès 1942 la création d’une commission chargée de collecter des témoignages de l’héroïsme biélorusse face aux Nazis. Rapidement, une riche collection se constitue, composée d’armes artisanales, de magazines résistants, de photos, de trophées ou encore d’effets personnels de soldats. Le comité trouve également des œuvres d’art généralement faites par des artistes enrôlés, qui retranscrivent l’horreur de la guerre pendant leur temps libre.

Ces objets sont exposés pour la première fois à Moscou en novembre 1942 puis ils sont envoyés à Minsk à la fin de la guerre, alors que la ville n’est plus qu’un champ de ruines. Cette collection est alors la seule d’URSS consacrée à la Seconde Guerre mondiale.

En 1966, les collections rejoignent le musée définitif, situé au cœur de Minsk, sur l’avenue de l’Indépendance.

En 2014, le musée déménage dans un nouveau bâtiment situé sur l’avenue des Vainqueurs.

Nouveau bâtiment

Le nouveau bâtiment et son obélisque « Minsk — ville-héros » est un ensemble architectural unique. La façade principale du musée représente les faisceaux symboliques du feu d’artifice de la Victoire. Sur chaque faisceau sont gravés des reliefs représentant des épisodes de la guerre.

Architecturalement, le musée est constitué de quatre sous-parties, une pour chaque année qu’a duré la guerre. Elles sont unies entre elles par la galerie « La route de la guerre».

Le musée comporte dix salles d’exposition en plus de la salle de la Victoire, située sous la coupole de verre.

La superficie totale est de 15 000 m2, tandis que l’aire d’exposition est de 3 600 m2.

Le fonds du musée contient quelque 143 000 pièces d’exposition.

Les dix salles d’exposition suivent l’ordre chronologique des événements historiques (de l’avant-guerre jusqu’au redressement du pays). La salle de la Victoire est un mémorial où sont immortalisés les noms des Héros de l’Union soviétique et énumérées les formations militaires ayant reçu des décorations pour la libération de la Biélorussie.

Forteresse de Brest

La forteresse de Brest (en biélorusse : Брэсцкая крэпасць, en russe : Брестская крепость, en polonais : Twierdza brzeska) est une ancienne fortification russe du XIXe siècle située à Brest en Biélorussie sur la frontière avec la Pologne. C’est l’un des plus importants monuments de guerre de la Seconde Guerre mondiale, célèbre pour, premièrement, la résistance polonaise face à l’invasion allemande de septembre 1939, puis, la résistance soviétique face à l’invasion allemande lancée le 22 juin 1941 lors de l’opération Barbarossa. En 1965, le titre de forteresse héros[note 1] lui fut décerné pour rappeler la défense héroïque de cette fortification frontalière au cours des premières semaines de la guerre germano-soviétique. Elle faisait alors partie de la RSS de Biélorussie

Construction et aménagements

La construction de la forteresse, au centre de la vieille ville, commença en 1833, suivant un projet de topographie militaire de l’ingénieur Karl Ivanovitch Opperman (ru). Pour débuter, ne sont érigés que des renforcements temporaires de terre, puis la première pierre de la nouvelle forteresse est posée le 1er juin 1836. La construction du bâtiment principal est achevée le 26 avril 1842. La forteresse se composait d’une citadelle défendue par trois fortifications, d’une surface totale de 4 km2 et d’une longueur linéaire totale de 6,4 km.

La citadelle, ou fortification centrale, se présente comme deux casernes de deux étages chacune, en briques rouges, d’une circonférence de 1,8 km. Ses murs sont d’une épaisseur de deux mètres. Elle compte 500 casemates, pouvant accueillir douze personnes chacune. La fortification principale se trouve sur une île formée par le Bug et deux bras de la rivière Moukhavets. Cette île est reliée par des ponts-levis à trois îles artificielles, formées par le Moukhavets et les douves. Sur celles-ci des fortifications :

  • Kobryn, ou île septentrionale (la plus grande), avec quatre courtines supportant trois ravelins et leurs canonniers ;
  • Terespol, ou l’île de l’ouest, avec quatre points de vue ;
  • Volinsk, ou île du sud, avec deux courtines et deux ravelins.

Dans ce qui fut la redoute-casemate, se trouve actuellement le monastère de Notre-Dame (ru). La forteresse est entourée par des remparts de terre de dix mètres d’épaisseur, avec casemates intégrées. Cinq des huit portes de la forteresse sont encore conservées aujourd’hui :

  • la porte de Cholm (ru) (au sud de la citadelle) ;
  • la porte de Terespol (ru) (au sud-ouest de la citadelle) ;
  • la porte de l’Ouest ou d’Alexandre (au nord de la fortification de Kobryn) ;
  • La porte du nord-ouest (au nord-ouest de la fortification de Kobryn)
  • la porte du sud (au sud de la fortification de Volinsk et de l’île de l’hôpital).

Église Saint-Nicolas.

Les portes de Brigidsk (à l’ouest de la citadelle), de Brest (au nord de la citadelle) et de l’est (partie est de la fortification de Kobryn) ont été détruites.

En 1864-1888, suivant le projet d’Édouard Totleben, la forteresse est modernisée : elle est entourée d’un anneau de forts, sur un périmètre de 32 km. Sur le territoire de Kobrinsk, sont construites les fortifications ouest et le fort est. En 1876, à l’intérieur de la forteresse, suivant le projet de l’architecte David Grimm, est construite l’église orthodoxe Saint-Nicolas. Celle-ci est transformée en mess, durant la période soviétique, et restaurée à l’identique, depuis le début des années 2000 et se termine en 2008. Son dôme est recouvert de feuilles d’or, suivant la tradition orthodoxe.

 

Château de Niasvij

Le château de Niasvij (en russe : Несвижский замок, en biélorusse : Нясвіжскі замак, en polonais : Nieśwież, en allemand : Nieswill) est un palais résidentiel de la famille Radziwiłł, situé dans la petite ville de Niasvij, au centre de la Biélorussie, à 120 kilomètres au sud de la capitale de la Biélorussie, la ville de Minsk. Après la fin de l’Union des républiques socialistes soviétiques, le Ministère de la culture du Bélarus entreprit une restauration. Ces travaux aboutirent à l’inscription de l’ensemble dans la liste du patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO dès 2005. L’inauguration officielle de la restauration a eu lieu durant l’été 2012

Histoire

Il faut souligner le rôle capital de la famille Radziwill, qui a été présente dans l’histoire de ce château pendant cinq siècles et a permis de lui donner une dimension culturelle très importante qui a rayonné sur l’Europe centrale, en particulier dans les arts, les sciences et l’architecture.

Le château est un ensemble architectural composé d’une dizaine de corps de bâtiments mitoyens, disposés autour d’une grande cour hexagonale. De nombreux concepts utilisés dans les différentes parties de ce complexe ont donné naissance à des principes architecturaux nouveaux en Europe centrale du XVIe au XVIIIe siècle. C’est une des raisons de la décision de l’UNESCO de l’inscrire dans la liste du patrimoine de l’humanité.

La situation du château au centre du territoire de la Biélorussie (dans ses frontières actuelles) a joué un rôle prépondérant à cet égard. Les territoires qui entourent le château sont passés au cours des siècles des mains de la Rus’ de Kiev à celles de la Moscovie, de la Suède, du Grand-duché de Lituanie, de la Pologne, de la République des deux nations, de l’Empire russe puis de l’URSS et enfin de l’actuelle République du Bélarus.

La plupart des religions d’Europe se sont développées et répandues dans cette région : calvinisme, catholicisme, orthodoxie, judaïsme, uniatisme. Des témoignages architecturaux de celles-ci sont présents sur l’ensemble du territoire de la Biélorussie. Celles-ci ont exercé sur ce territoire un rôle très important et diversifié dans les domaines de la spiritualité, des arts, de l’architecture ou de l’éducation.

Ce château se trouve aux confins géographiques de l’Est des régions occidentales et de l’Ouest des régions orientales de l’Europe.

À cinq cent mètres du corpus du château lui-même, à la sortie du parc, près des grilles de l’entrée, se trouve l’Église du Corpus Christi, qui est une église catholique baroque. C’était la nécropole de la famille princière Radziwiłł. Elle est également inscrite au patrimoine architectural de la Biélorussie.

Cet ensemble est, par ailleurs, situé à 20 km à l’est du château de Mir, qui a également été restauré et inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO.

Origines au XVI

Au début du XVIe siècle, les anciens propriétaires de Niasvij, les Kichki, firent construire un château en bois à l’emplacement de l’ancien parc, au nord du château actuel. Après que Niasvij fut passée sous l’autorité des Radziwill, le château fut reconstruit. Il faut supposer que cela se passa en 1547, à l’initiative de Mikołaj Krzysztof Radziwiłł, suivant un projet d’un architecte militaire hollandais. Sur la gravure de Niasvij, œuvre de Tomasz Makowski du début des années 1600, le château en bois existe encore, mais on l’appelle « la maison du staroste ». Cet édifice n’a pas été conservé jusqu’à nos jours. Le 5 mai 1583, Mikołaj Krzysztof Radziwiłł (en) posa les fondations d’un château en pierre au sud de celui en bois. C’est cette date qui, par tradition, a donné celle de la fondation du château actuel.

Le château en pierre se présente comme un hexagone d’environ 170×120 mètres de côté. Il est relié avec les alentours par un unique pont, qui pouvait être démonté en cas de danger. Dans ce cas-là, il existait aussi quelques passages secrets pour entrer ou sortir du château. Les remparts du château étaient recouverts de terre et d’argile, et atteignaient une largeur de 22 mètres ; les fossés pouvaient rester au sec du fait que le niveau de la rivière Oucha se situait quelques mètres plus bas. Des deux côtés des fossés, on les renforça par des murs en briques d’une épaisseur de deux mètres et d’une hauteur de quatre. Pour améliorer les conditions de vue et d’observation de l’ennemi et pour pouvoir le bombarder, un chemin de ronde fut construit et, de plus, devant les portes d’accès au château furent ajoutées des redoutes (ravelins) ainsi qu’un fossé de 8 mètres de large, d’une profondeur de 2 mètres environ.

À la même époque commencèrent les travaux de réalisation d’un réseau hydraulique de constructions. Le cours de la rivière Oucha fut élargi et la terre dont on disposait fut utilisée pour augmenter la hauteur des berges et aussi pour remblayer des dépressions marécageuses, où fut construit le château. Ensuite, grâce à des digues et des barrages, des étangs furent créés. En faisant monter le niveau de leurs eaux, il devenait possible de faire monter le niveau des douves autour du château.