11/10/2019 – l’approche de Dziady (Toussaint) en Biélorusse

Chaque année, le 2 novembre, les biélorusses fêtent Dziady (Toussaint). On appelle ce jour Toussaint d’Automne (Vosenskiya Dzyady), que les orthodoxes ont célébrés la troisième semaine après l’intercession. C’est le jour du souvenir des ancêtres. Dans le calendrier populaire, il existe un algorithme universel permettant de calculer les dates de tous les jours fériés. Malheureusement, en ce qui concerne cette fête, lorsque le jour de souvenir des ancêtres a été inscrit sur la liste des jours fériés officiels, la tradition populaire n’a pas été respectée. Aujourd’hui, il est de coutume de célébrer cette fête l’un des samedis du 1er au 11 novembre, en associant deux traditions : orthodoxe et catholique. En Biélorusse ce jour est prévu pour le 2 novembre. La fête biélorusse « Vosenskiya Dzyady » c’est un jour en famille avec les proches. Dans certaines régions occidentales de la Biélorussie, il existe des cas où des personnes sont allées rendre visite à leurs ancêtres dans un cimetière. Ce printemps, il est de coutume de rendre visite aux morts au cimetière de Radunitsa. Aujourd’hui, ils invitent leurs ancêtres chez eux pour les remercier de leur aide et de leur soutien. Ce jour-là, tous les ancêtres ont été commémorés, quel que soit leur lieu de sépulture. Avant Dzyady la maison a été nettoyé, lavé. Après le bain les gens lassaient un seau d’eau propre et un nouveau balai pour les âmes de leurs ancêtres. Les femmes préparaient divers plats. Le propriétaire allumait une bougie et avec une prière invitait tous les ancêtres à dîner. Avant le dîner, toutes les portes de la maison étaient ouvertes afin que les ancêtres puissent entrer et s’asseoir à la table. Avant de passer au plat suivant, une partie de celui-ci a été placée dans une assiette spéciale pour les esprits. Les dîners funéraires solennels durèrent assez longtemps, tout le monde se comporta avec retenue. Ils se souviennent du meilleur de leurs parents décédés dont plus d’une génération peut être fière. Au cours du dîner seuls les grands-pères étaient autorisés à parler de leur vie, leurs caractères, leurs conseils et leurs bonnes actions. Cette conversation commençait par l’histoire de l’ancêtre le plus ancien et le plus célèbre et s’est terminée par un souvenir du défunt.

Cela a été fait chaque année, transférant progressivement toutes les informations aux enfants et aux petits-enfants. À Dzyady, chaque famille paysanne a généreusement doté les pauvres du village. Tout au long du 20ème siècle, la tradition de commémorer leurs ancêtres à Dzyady n’a pas été généralisée. Dans les années 1990, datés du 2 novembre, sont devenus un jour de congé officiel. Aujourd’hui, bien que le 2 novembre soit à nouveau déclaré journée de travail, les Dziady sont largement célébrés par les habitants des zones rurales et urbaines.

Source: https://www.calend.ru/holidays/0/0/2503/ Traduction ACAFB

01-02/07/2019 – 5ème réunion du Conseil consultatif pour les Biélorusses à l’étranger

1-2 Juillet 2019 notre Association ainsi que 16 représentants de la diaspora biélorusse a participé au 5ème réunion du Conseil consultatif pour les Biélorusses à l’étranger organisée par le Ministère des Affaires Etrangères de la République du Bélarus.

Les représentants du Conseil Consultatif devant le monument « Aux biélorusses à l’étranger » à Minsk

Le 1 juillet les représentants de la diaspora biélorusse ont participé à l’ouverture de l’exposition « Au cœur avec la patrie » organisée par le Musée de l’histoire de la littérature biélorusse.  L’exposition présente les ouvres biélorusses publiés à l’étranger au XXe siècle (journaux, magazines, cartes, livres), ainsi que des publications sur l’histoire de la diaspora biélorusse, les œuvres d’écrivains contemporains et des poètes biélorusses à l’étranger. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du directeur du Théâtre National de Yanka Kupala M P.Latushko, directeur du Centre Républicain des Cultures Nationales Mme V.Antonenka, président de l’Association Internationale des belorusistes, directeur adjoint de la Bibliothèque nationale du Bélarus des recherches et publications M A.Susha, président des relations avec les biélorusses à l’étranger «Radzima » M M.Dubyanok, président du Fonds de la culture biélorusse M T.Struzhetski, directeur adjoint de musée-archives biélorusse de la littérature et de l’art Mme N.Gardzienka, ainsi que Mme M.Mitskevich, la petite-fille de Y.Kolas et autres.

Exposition du musée de la littérature biélorusse « Au cœur avec la Patrie »

Le 02 juillet, pendant la réunion du Conseil Consultatif des biélorusses à l’étranger avec des représentants d’institutions étatiques et d’associations publiques de Biélorussie, Vladimir Makey, Ministre des Affaires Étrangères du Bélarus a déclaré que l’état a l’intention d’étendre sa coopération avec les Biélorusses à l’étranger dans les domaines de l’éducation, du tourisme et de l’économie. La réalisation du programme national « Les Biélorusses dans le monde » s’achève en 2020 et le développement d’un nouveau document de programme va être lancé.

Pendant la réunion. Photo du Ministère des Affaires Etrangères.

« L’expérience de la mise en œuvre concrète de ce programme par le gouvernement et les institutions étrangères montre la nécessité de ne pas se limiter aux domaines culturel et humanitaire. Il est conseillé de définir le contenu du nouveau document de programme dans des domaines tels que l’interaction avec la diaspora dans les domaines de l’éducation, du tourisme, de l’économie et de la science, organisations de interactions avec la jeunesse de la diaspora », – a déclaré le ministre des Affaires étrangères. Le ministre a souligné que des recommandations sur cette question sont attendues des représentants de la diaspora biélorusse. Tenant compte de toutes les propositions reçues, le Ministère des affaires étrangères commencera à préparer un nouveau programme couvrant l’ensemble des questions de coopération avec les Biélorusses à l’étranger.

Pour plus d’info :

https://www.belta.by/politics/view/belarus-namerena-rasshirit-rabotu-s-diasporoj-v-sferah-obrazovanija-turizma-i-ekonomiki-353553-2019/

https://sputnik.by/society/20190702/1041864252/MID-vzaimodeystvie-s-diasporami-ne-dolzhno-ogranichivatsya-kulturnoy-sferoy.html

http://pravo.by/novosti/obshchestvenno-politicheskie-i-v-oblasti-prava/2019/july/36959/

01/07/2019 – A l’occasion de 450e anniversaire de l’Union de Lublin

L’Union de Lublin

Le 1er juillet 1569, à l’initiative du roi Sigismond II Auguste Jagellon, la Diète polonaise se réunit à Lublin, à l’est du pays, et prononce l’union indissoluble du royaume de Pologne et du grand-duché de Lituanie. Il s’agit des deux principaux États catholiques d’Europe centrale. Ils recouvrent pratiquement la Pologne actuelle ainsi que les États baltes, la Biélorussie et une grande partie de l’Ukraine.

La nouvelle « République unie de Pologne-Lituanie » ou « Royaume des Deux Nations » se donne un seul souverain et une Diète commune mais Pologne et Lituanie conservent chacune leur armée, leur trésor et leurs lois. Ce curieux État perdurera jusqu’à la proclamation d’une monarchie unitaire par la Constitution de 1791.

Union de Lublin, Jan Matejko

Heureux mariage

C’est un mariage qui est à l’origine du rapprochement des deux monarchies. Dernier État païen d’Europe, la Lituanie s’étend au XIVe siècle de la mer Baltique à la mer Noire. Les Lituaniens occupent Kiev et même Moscou, à un moment donné, en 1368. Mais ils doivent faire face à la rude poussée des chevaliers Teutoniques, venus d’Allemagne. Pour cela, ils s’allient avec la Pologne.


République unie de Pologne-Lituanie en 1569

Le grand-duc Ladislas II Jagellon (36 ans), petit-fils de Gedymin, épouse en mars 1386 Hedwige d’Anjou, fille et héritière du roi de Pologne Louis 1er d’Anjou. Il se convertit au catholicisme et devient du même coup roi de Pologne mais il doit céder à son cousin Withold le titre de grand-duc de Lituanie. Polonais et Lituaniens écrasent les chevaliers Teutoniques à Tannenberg.

Crise dynastique

L’Union de Lublin consacre le rapprochement entre Polonais et Lituaniens. Mais très vite, le nouvel État, qui ne doit son existence qu’au bon vouloir de la noblesse, va sombrer dans l’anarchie et la division. Sigismond II Auguste étant mort sans héritier le 7 juin 1572, 40.000 nobles se réunissent l’année suivante à Varsovie et inscrivent dans la loi le principe d’une monarchie élective et non héréditaire. Ils font obligation au souverain de réunir la Diète au moins tous les deux ans et de suivre ses avis.

Désormais lieu de compétition entre tous les princes d’Europe, le trône polonais est d’abord offert – ou plutôt vendu à grand renfort de cadeaux – à Henri, frère du roi de France. Mais celui-ci quitte presque aussitôt son nouveau royaume pour ceindre la couronne de France sous le nom d’Henri III).

En 1652, nouveau recul de l’autorité centrale : la Diète polonaise s’oblige par le « liberum veto » à ne plus prendre de décision qu’à l’unanimité, cela alors même que dans toute l’Europe continentale se développent les monarchies autoritaires.

Cette disposition transforme le pays en une république nobiliaire impuissante que ses voisins n’auront aucun mal à suborner en achetant les votes des membres de la Diète.

Source: https://www.herodote.net/1er_juillet_1569-evenement-15690701.php

19.06.2019 – Exclusive : Interview de S.E.M. Igor Fissenko, Ambassadeur de la République du Bélarus en France à l’Association Culturelle Amitié Franco-Biélorusse

1. Igor Valentinovich, récemment vous avez pris les fonctions d’Ambassadeur du Bélarus en France et Représentant permanent du Bélarus auprès de l’UNESCO. Pourriez-vous partager vos impressions sur le changement de vos fonctions, la position actuelle est-elle différente du travail que vous avez effectué précédemment ?

Le travail d’un diplomate au siège et à l’étranger en générale présente des différences importantes. Si au siège nous traitons les problèmes assez clairement définis pour lesquels il faut être un expert, alors qu’en étant à l’étranger il faut représenter le pays dans son ensemble. Il n’y a pas de division « à moi ou pas à moi » ici tout est « à moi », l’ambassadeur est responsable de tout. En même temps, le contenu principal du travail est préservé – vous devez représenter votre pays devant les étrangers, défendre les intérêts nationaux, rechercher un terrain d’entente qui devrait devenir la base de la coopération.
Le service diplomatique vous permet de modifier l’étendue des activités sans quitter le système. En cela, il est, à bien des égards, unique. C’est à la fois un défi car il est nécessaire de maîtriser en permanence de nouvelles directions d’activité, d’apprendre et d’autre côté un avantage car le sens de la nouveauté est constamment maintenu.

2. Est-ce votre premier emploi loin de votre pays natal ?  Était-ce facile de s’adapter à Paris ? Quelle sont vos premières impressions de la France ?

Compte tenu de l’expérience de travail dans le service diplomatique (déjà 25 ans) je dirai que des changements important dans les domaines dans lesquels il est nécessaire de travailler ne sont pas la première fois. Avant Paris je devais vivre et travailler à Bruxelles, principalement avec les structures de l’Union Européenne, l’OTAN. Mon premier voyage d’affaires en tant qu’ambassadeur a eu lieu pendant la période révolutionnaire en Égypte et dans tout le Moyen-Orient (à l’exception de l’Égypte, j’ai représenté le Bélarus en Algérie, à Oman et au Soudan). J’ai également travaillé dans les divers domaines au siège. Par conséquent, un certain algorithme d’adaptation à une nouvelle situation a déjà pris forme et l’expérience accumulée m’aide beaucoup.
L’adaptation à Paris m’a été simplifiée par le fait que j’ai beaucoup étudié la France pendant mes études à l’école et à l’université, même si je n’ai jamais visité ce pays avant 1999 et que je suis resté en France pas plus d’une semaine avant de venir ici en février 2019. Par conséquent, il s’est avéré que je connais beaucoup mieux (bien sûr, en théorie) la France des années 80 que la France d’aujourd’hui. Cela m’aide en même temps et crée un angle de vue assez original sur la France d’aujourd’hui. C’est-à-dire que je compare mon nouveau lieu de vie et de travaille non seulement avec les précédents, mais aussi avec les idées qui ont été formées il y a presque 30 ans.
Bien sûr, les points de vue des années 80 et la réalité d’aujourd’hui sont très différents. Le monde a changé et la France, tout en préservant et en multipliant ses profondes traditions historiques et culturelles nationales. Redécouvrir la France pour moi-même est probablement l’une de mes objectives personnelles dans un proche avenir.

3. Vous avez une très bonne connaissance du français. Pourriez-vous dire où vous avez étudié la langue française ?

Le fait d’avoir appris le français dans une école de Minsk et dans une université de Moscou m’aide beaucoup à m’adapter en France. Après une période de travail à Bruxelles, qui a pris fin il y a près de 15 ans, je n’ai pas souvent eu l’occasion d’utiliser le français. Mais j’ai toujours été heureux de faire rencontre avec la langue et la culture française. Par exemple, étant au Caire en 2012 j’ai été affecté au développement des relations avec l’Algérie. Le français, bien sûr, était très utile. Et maintenant je suis heureux de renouveler mes connaissances. Je compte également sur l’aide de mes amis et collègues français.

4. Les échanges commerciaux entre le Bélarus et la France au cours des deux dernières années ont considérablement augmenté. Cependant, la France n’occupe toujours que la dix-huitième place parmi les partenaires commerciaux du Bélarus. Existe-t-il des solutions pour promouvoir davantage les produits bélarusses en France ? Quels produits seront prioritaires ?

En effet, au cours des deux dernières années, les échanges commerciaux entre la République du Bélarus et la République Française ont démontré une dynamique positive et se développent régulièrement. En même temps, les livraisons de produits bélarusses sur le marché français et les importations de produits français au Bélarus sont en croissance.
En 2017, les échanges commerciaux entre les pays se sont élevés à 365,9 millions de dollars et ont augmenté de 27,9% par rapport à 2016. Le volume des exportations bélarusses vers la France a augmenté de 54,9% pour atteindre 66,3 millions de dollars. Croissance des importations en provenance de la France représente 23,2%. En termes de valeur, le Bélarus a acheté en France des biens d’une valeur de 299,6 millions de dollars.
En 2018, le volume des échanges mutuels par rapport à 2017 a augmenté de 9% et a atteint 399 millions de dollars. Les exportations bélarusses vers la France ont augmenté de 12,2% et se sont établies à 74,3 millions de dollars, tandis que les importations françaises au Bélarus ont augmenté de 8,3% pour atteindre 324,7 millions de dollars. L’ambassade continue de développer les tendances positives qui se dessinent dans les relations commerciales et économiques entre les pays et se réjouit de l’approfondissement des relations commerciales.
À cette fin, nous avons l’intention d’utiliser les instruments et les mécanismes existants. Nous travaillons avec la partie française pour convenir des dates de la quatrième réunion de la Commission de coopération économique bélarusse-française, qui devrait se tenir cette fois-ci à Paris.
Pour renforcer les contacts commerciaux, nous poursuivrons la pratique consistant à organiser des forums d’affaires franco-bélarusses, notamment avec l’aide de MEDEF INTERNATIONAL. Nous prévoyons également d’exploiter pleinement le potentiel de coopération économique interrégionale impliquant nos consuls honoraires de la République du Bélarus en France à Biarritz, Bordeaux, Lyon et Marseille.
En France, les produits bélarusses sont en demande et nous avons l’intention de faire les efforts pour augmenter ses volumes et diversifier la nomenclature des exportations.
Les produits les plus prometteurs sur le marché français sont les meubles et les produits du bois, les maisons préfabriquées en bois, les engrais à base de potasse et d’azote, les produits métalliques, les produits de l’industrie légère, notamment les vêtements et les tissus.
Comme vous le savez, le Bélarus fabrique une large gamme de produits alimentaires de haute qualité. À cet égard, l’exportation de produits alimentaires vers la France semble d’être une direction intéressante pour le développement de la coopération bilatérale. Nous remercions le groupe d’amitié « France-Bélarus » pour son aide dans la sélection des partenaires français afin d’établir une coopération dans ce domaine. J’espère que nous verrons dans un avenir proche les résultats concrets de notre travail commun.

5. Pourriez-vous nous raconter du groupe d’amitié « France-Bélarus », de son travail et de ses fonctions dans les relations franco-bélarusses.

Heureusement, nous n’avons pas qu’un seul groupe d’amitié, mais deux : le Sénat et l’Assemblée Nationale Française. L’année dernière, le groupe d’amitié « France-Bélarus » à l’Assemblée nationale française a fêté ses 25 ans (créé en 1993)! Depuis un quart de siècle, les relations franco-bélarusses connaissent un succès considérable : la coopération entre nos pays évolue activement dans de nombreuses directions.
Depuis 2009, des visites annuelles de députés français au Bélarus ont été effectuées. Dans le cadre de ces visites, les parlementaires français rencontrent des dirigeants du parlement bélarusse, du Ministère des Affaires Etrangères et d’autres agences gouvernementales, visitent des entreprises bélarusses et des centres régionaux de notre pays. Chacune de ces visites contribue au développement de notre interaction et conduit à des résultats concrets dans les domaines politique, économique et humanitaire.
Je note que certains des anciens présidents de ce groupe d’amitié ont rejoint le gouvernement français, ce qui contribue sans aucun doute à l’intensification de notre coopération.
Le Groupe d’amitié du Sénat est beaucoup plus jeune (établi en 2018). Cette année est son premier « anniversaire ». Mais dès le début, l’interaction avec la chambre haute du Parlement français a commencé de manière significative : en novembre dernier, à Paris, le président du Conseil de la République de l’Assemblée de la République du Bélarus, M.V. Myasnikovich, s’est réuni avec le président du Sénat, J. Larcher. Je vais vous dire un secret que cette conversation a duré plus longtemps que prévu initialement. Cela souligne encore une fois que nous avons des sujets à discuter et à travailler ensemble.
Tout récemment (du 15 au 19 avril 2019), la visite des sénateurs français au Bélarus a eu lieu, dans le cadre de laquelle s’est déroulé leur dialogue approfondi avec M.V. Myasnikovich: évolution de la coopération, plans et projets spécifiques et orientations prometteuses. Outre des réunions avec des collègues et des diplomates bélarusses, des parlementaires ont visité diverses entreprises et se sont rendus à Borisov, Grodno, Shchuchin. Moi-même, j’ai participé à ces réunions et je peux dire qu’il existe un intérêt considérable à élargir, approfondir et pragmatiser nos relations des deux côtés.
Les parlementaires des deux pays coopèrent activement sur les plateformes internationales. Un dialogue ouvert et constructif est en cours dans le cadre des assemblées parlementaires de l’OSCE et du Conseil de l’Europe. Il est important qu’il n’y ait pas de sujets fermés aux discussions pour nos parlementaires.
De manière générale, le dialogue interparlementaire est un instrument très important. On peut dire qu’il s’agit d’un dialogue entre deux peuples, car ce sont les citoyens qui élisent leurs propres parlementaires. Et je suis sûr que nous trouverons toujours les points communs.

6. Vous occupiez auparavant le poste de chef du principal département consulaire du Ministère des Affaires Etrangères de la République du Bélarus. Votre participation a été remarquée lors de l’élaboration de règles simplifiées pour l’entrée au Bélarus des étrangers : introduction d’un régime sans visa pour un certain nombre de pays, prolongation de la durée du séjour sans visa de 5 à 30 jours. De combien le flux de touristes français en Bélarus a-t-il augmenté? Est-il possible de retracer la dynamique de la visite dans notre pays: la saison de la plus grande fréquentation, le but de la visite? Comment attirer un touriste français en Bélarus?

En effet, quand j’étais le Directeur du Département consulaire du Ministère des Affaires Etrangères du Bélarus j’ai dû être développé et progressivement mis en place par des mesures essentielles visant à simplifier les déplacements des citoyens étrangers, y compris des citoyens français. Il s’agit d’une réduction des frais consulaires, d’une simplification de la procédure d’assurance et, finalement, de la suppression progressive de la nécessité d’obtenir un visa lors de l’entrée et de la sortie de l’aéroport National de Minsk, ainsi que dans les districts de Grodno et des régions de Brest limitrophes de l’Union Européenne. En 2018, nous sommes entrés dans un séjour de 30 jours sans visa.
Bien entendu, après l’introduction de ces mesures, le nombre de citoyens étrangers, principalement européens et américains, s’est accru. Aujourd’hui, un Français sur trois arrive en Bélarus sans visa. Dans le même temps, le nombre de citoyens français arrivant par l’aéroport a augmenté de près de 70%.
En outre, l’enregistrement des étrangers via internet a déjà été introduit. La dernière étape est la question de l’augmentation de la durée du séjour sans enregistrement obligatoire des étrangers dans les 10 jours (au lieu de 5 jours aujourd’hui) après l’entrée.
Il me semble qu’un touriste français peut être attiré par diverses choses qu’il n’y a pas en France, l’authenticité bélarusse : traditions folkloriques, cuisine nationale, lieux historiques, arrière-pays bélarusse. Afin de rendre le Bélarus plus attrayante en termes de tourisme international, des mesures nécessaires ont été prises, notamment une simplification de la procédure d’entrée et de séjour au Bélarus.

7. Quels sont les nouveaux projets de simplification des entrées envisagés par le gouvernement ?

Le gouvernement du Bélarus s’efforce constamment de simplifier les voyages réciproques de citoyens étrangers et de citoyens du Bélarus avec des passeports nationaux. Par exemple, les citoyens du Bélarus peuvent se rendre en Argentine, au Brésil, en Israël, en Chine, à Cuba, en Serbie, en Turquie, au Monténégro et dans plusieurs autres pays sans visa.
Je voudrais surtout mentionner la Chine sur cette liste. Le Bélarus est devenue l’un des premiers pays de la région européenne à conclure en 2018 un accord d’exemption de visa avec la Chine. Étant donné que le XXIe siècle sera probablement le siècle de la Chine, il s’agit d’une aide sérieuse non seulement pour les liens économiques avec ce grand pays, mais également pour le développement du tourisme et d’autres domaines de coopération.
Pour les citoyens français, il peut s’être important qu’entre les gouvernements du Bélarus et de la Russie il se préparent à signer un accord sur la reconnaissance mutuelle des visas et d’autres questions liées à l’entrée d’étrangers sur le territoire du Bélarus et de la Russie. Cela signifie que les visas délivrés par la partie bélarusse seront valables en Russie et inversement. En outre, les négociations sur la facilitation des formalités de visa entre le Belarus et l’Union Européenne sont en phase finale. Ils visent notamment à réduire le montant des frais de visa de 60 à 35 euros pour les Bélarusses et les citoyens de l’UE. s étrangers se rendant à Minsk pour les II Jeux Européens, qui se dérouleront du 21 au 30 juin de cette année, se verront présenter une entrée sans visa par tous les points de contrôle frontalier avec des billets pour les compétitions. Dans ce cas, le régime sans visa sera en vigueur du 10 juin au 10 juillet 2019.
Des mesures similaires sont prévues pour les spectateurs et les participants du festival «Bazar Slave à Vitebsk», qui se tiendra du 11 au 15 juillet 2019. Parallèlement, le régime sans visa sera valable du 1er au 20 juillet 2019.
Toutes les mesures qui simplifient les voyages au Bélarus sont disponibles sur le site Web de la mission diplomatique du Bélarus à Paris www.france.mfa.gov.by.

8. Les deuxièmes Jeux européens de Minsk approchent: sur quel flux de visiteurs français pouvons-nous compter?

Nous comptons sur l’intérêt des Français pour les II Jeux Européens de Minsk. Deux cents athlètes français devraient participer à la compétition. Les fans français ne doivent pas être laissés pour compte. Les billets pour les compétitions sont déjà activement vendus. Et les prix sont très abordables.
Profitant de cette opportunité, je voudrais inviter les Bélarusses et nos amis français aux événements des Jeux européens et rappeler que les billets peuvent être achetés auprès d’un vendeur autorisé, la société « Ticketpro » (https://www.en.minsk2019.ticketpro.by/). Je propose également de profiter de l’occasion pour visiter notre pays en même temps. Les organisations touristiques du Bélarus (par exemple, «Centrekurort» et «Vokrug Sveta») travaillent activement et offrent leurs services à tous (https://minsk2019.by/en/belarus/tourist-guide/minsk).
Pour suivre les compétitions vous pouvez utiliser de nombreuses ressources. C’est le site de la direction des Jeux, l’application mobile « Minsk 2019 », les réseaux sociaux etc.

9. Parlez-nous de votre expérience de travail avec la diaspora bélarusse dans d’autres pays.

Les interactions avec la diaspora bélarusse dans différents pays du monde se font de différentes manières. Cela dépend de la législation de ces pays, de la grandeur de la diaspora, de leur organisation, de la volonté de développer les valeurs culturelles du Bélarus dans ces pays, etc. La France est peut-être le premier pays dans lequel je dois travailler, avec une diaspora bélarusse organisée et nombreuse.
Avec la participation de la diaspora, des concerts, des expositions, de la poésie et de la prose, des soirées créatives, des concours sont organisés. En outre, les associations de Bélarusses participent à des manifestations économiques et mettent en œuvre des projets économiques au Bélarus.
La principale chose qui unit nos compatriotes à l’étranger, c’est l’amour pour le Bélarus, notre patrie.

10. Comment la République du Bélarus élabore-t-elle sa politique à l’égard de la diaspora bélarusse et comment l’ambassade du Bélarus en France coopère-t-elle avec ses compatriotes du pays hôte ? Quel est le rôle de la diaspora dans la mise en œuvre de projets culturels ?

Selon diverses études, le nombre de la diaspora bélarusse dans le monde serait compris entre 2,5 et 3,5 millions de personnes. La diaspora bélarusse était formée de cinq  «vagues» principales: des émigrants du territoire bélarusse pendant les «révolutions russes» du début du XXe siècle; les immigrants de la Seconde Guerre Mondiale; immigrants depuis les années 1990; les migrants au sein de l’URSS; Minorités autochtones bélarusses vivant en Lettonie, en Lituanie, en Pologne, en Russie et en Ukraine, dans les régions limitrophes de la République du Bélarus. Par la volonté du destin, de nombreux Bélarusses de différentes périodes de l’histoire se sont révélés en dehors de notre pays. Beaucoup d’entre eux sont devenus mondialement célèbres. Parmi les Bélarusses à l’étranger, on trouve des personnalités politiques, économistes, scientifiques, artistes, écrivains, musiciens, acteurs, réalisateurs … Au moins 15 lauréats du prix Nobel ont des racines bélarusses. Depuis le Moyen Âge, les Bélarusses ont déménagé pour vivre en France – de manière temporaire ou permanente. Un exemple frappant est la rue Radziwill située en plein cœur de Paris, qui doit son nom aux princes bélarusses de la famille Radziwill.
De nombreux Bélarusses de renommée mondiale ont vécu et travaillé en France au XIXe siècle. Parmi les noms les plus connus figurent I.Domeiko, A.Mitskevich, V.Vankovich, T.Kostyushko, N.Orda, M.Oginsky. Ce n’est certainement pas une liste complète. Au cours de la première moitié du XXe siècle, les Bélarusses sont devenus les fondateurs de la célèbre école parisienne de la peinture : Chagall, Soutine, Balgley, Zadkine, Kikoin, Lubich, Tsarfin, Zak – environ 20 noms de renommée mondiale.
À l’heure actuelle, selon nos données, plus de 6 000 Bélarusses vivent en France, dont environ 300 étudiants bélarusses. Après l’adoption en République du Bélarus de la loi «Sur les bélarusses à l’étranger » en 2014, l’interaction du pays avec la diaspora est devenue plus intense, l’activité est devenue systémique, comme en témoigne la croissance du nombre d’organisations publiques créées par les Bélarusses en France et le nombre d’événements organisés avec la participation de ces organisations. À présent en France, neuf organisations franco-bélarusses publiques sont engagées dans le développement de la coopération entre les deux pays dans divers domaines, principalement dans le domaine humanitaire.
Des jalons importants dans le renforcement de la coopération entre le Bélarus et ses compatriotes à l’étranger ont constitué la création en 2015 dans le cadre de la mise en œuvre de cette loi par le Ministère des Affaires Etrangères du Conseil consultatif pour les affaires étrangères du Bélarus et l’adoption par le Conseil des ministres en 2016 du sous-programme « Les bélarusses dans le monde » dans le cadre du programme d’état « Culture du Bélarus » pour 2016-2020.
Avec la participation directe de représentants actifs de la diaspora bélarusse en France ces dernières années, des événements annuels sont organisés dans le but de populariser et de promouvoir la culture bélarusse. Des concerts de musique, des représentations théâtrales, des expositions d’artistes bélarusses sont organisées dans le cadre des salons internationaux «Art Capital», «Salon d’automne».
Avec la participation active des Bélarusses de France, la célébration des anciennes fêtes bélarusses d’Ivan Kupala, Kalyadok, Dzyady, Radunitsa a commencé. Depuis 2014, la diaspora bélarusse soutient activement l’initiative de l’ambassade visant à organiser la campagne « Chantons ensemble l’hymne du Bélarus » sur la place du Trocadéro à Paris, à l’approche du jour de l’indépendance – la prochaine action de ce type est prévue pour le 28 juin de cette année.
Il faut souligner l’intérêt croissant des Bélarusses de France pour les actions sur le retour du patrimoine culturel de Bélarus. Au cours des derniers mois, deux projets importants ont été achevés: le retour au Bélarus de 15 peintures de l’artiste de l’école de Paris, originaire du village de Smilovichi, dans la région de Minsk F.-Sh. Tsarfin et l’acquisition d’une tapisserie française du XVIIe siècle pour le Château de Mir. Le premier projet a été mis en œuvre avec l’interaction active avec la fille de l’artiste – Lilian Dulac-Tsarfin, le second – avec la participation directe et active du représentant actif de la diaspora bélarusse Anastasia Danilova.
Et ce ne sont pas des cas isolés d’un tel travail. Dans un proche avenir, nous prévoyons de mettre en œuvre plusieurs autres projets visant à restituer le patrimoine culturel au Bélarus avec la participation active des Bélarusses de France.
Le travail actif de la diaspora dans le domaine de la culture contribue à une meilleure compréhension de notre pays, de son patrimoine culturel et de la mentalité de notre peuple par les Français. Une meilleure compréhension du Bélarus donne une image positive de notre pays en France, ce qu’installe des bases solides pour le développement des relations franco-bélarusses dans divers domaines.
Ces dernières années, les représentants les plus actifs de la diaspora bélarusse en France ont reçu des récompenses d’État et de département de la République du Bélarus, parmi lesquelles Arkady Valados et Georgy Sosnovsky ont reçu les médailles Francis Skaryna.

11. Que voudriez-vous souhaiter aux Bélarusses en France?

Souvent, une personne, changeant de citoyenneté, vivant depuis longtemps à l’étranger, dans son cœur et son âme reste à appartenir à sa patrie. À cet égard, je souhaite que les Bélarusses n’oublient pas leurs racines, qu’ils se rappellent leur patrie. Je souhaite également beaucoup de succès à tous ceux qui, pour une raison ou une autre, se sont retrouvés en France. Après tout, la reconnaissance à l’étranger, par exemple dans les domaines de la culture, du sport, dans toutes les entreprises et tous les métiers, a un effet positif sur l’image du pays, qui est cher et façonné depuis des décennies.
Aimez le Bélarus ! Nous vous attendons toujours à l’ambassade de Bélarus, y compris pour vos projets. Ensemble, nous pouvons rendre notre Bélarus prospère!

Cette interview a été réalisé et traduit le 3 juin 2019 par notre Association. Remerciement à Son Excellence M Igor Fissenko.

10.05.2019 – Patrimoine mondial de l’UNESCO en Biélorussie

La Biélorussie est devenue membre de l’UNESCO en 1954 et entretient depuis de nombreuses années des relations fructueuses et dynamiques avec cette organisation internationale. Avec l’aide de l’UNESCO, de nombreux projets intéressants sont mis en œuvre en Biélorussie dans les domaines de l’éducation, des sciences, de l’information, des communications et, bien sûr, de la culture.
En octobre 1988, le Bélarus a adhéré à la Convention sur la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, adoptée par l’UNESCO en 1972. Aujourd’hui, déjà 4 biens situés sur le territoire de notre pays figurent sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le premier d’entre eux, en 1992, était le parc national « Belovezhskaya Pushcha » (site du patrimoine naturel) – une réserve forestière unique en Europe, protégée depuis le XIVe siècle.

La forêt de Beloveja

En 2000, le complexe du château de Mir, construit au début du XVIe siècle, est inscrit sur la liste du patrimoine culturel mondial de l’UNESCO. L’architecture alliant gothique, baroque et Renaissance en a fait l’un des plus beaux châteaux d’Europe.

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Château de Mir, Wikipedia

Deux autres sites en Biélorussie ont été ajoutés à la liste du patrimoine culturel mondial de l’UNESCO en 2005. Il s’agit du « complexe architectural et culturel de la résidence Radziwill à Nesvizh» et des points de l’arc géodésique de Struve.

Le palais de Nesvizh fut pendant des siècles la résidence de l’une des dynasties les plus riches et les plus influentes d’Europe – les Radziwill. Aujourd’hui, le magnifique château restauré – le musée-réserve historique et culturel national « Nesvizh » – est la carte de visite de la Biélorussie.

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Le palais de Nesvij, Wikipedia

La construction géodésique de renommée mondiale – L’arc de Struve – a raccordé 265 points dans 10 pays: Norvège, Suède, Finlande, Russie, Estonie, Lituanie, Lettonie, Biélorussie, Ukraine et Moldavie. Selon les données historiques, la Biélorussie comptait 34 points: il en restait 20, et cinq d’entre eux munis de signes spéciaux ont été inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

L’arc de Struve, https://oshmiany.gov.by/ru/duga-struve/

Objets inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO:

• Canal d’Augustow (2004)
• Église de la Transfiguration et de la cathédrale Sainte-Sophie de Polotsk (2004)
• Église Borisoglebskaya (Kolozhskaya) à Grodno (2004)
• Bâtiments de défense en Biélorussie, en Pologne et en Lituanie (2004)
• Églises en bois de Polésie (2004)

L’ensemble architectural de l’avenue de l’Indépendance à Minsk revendique le statut de site du patrimoine mondial de l’UNESCO dans le cadre d’une proposition d’inscription transnationale dénommée « architecture socialiste d’après-guerre en Europe centrale et orientale ».

Patrimoine culturel immatériel mondial de l’UNESCO en Biélorussie.

• rite biélorusse « Carol Kings »
• Célébration en l’honneur de l’icône de la mère de Dieu de Budslav (Festival de Budslav)

La Biélorussie et les Biélorusses dans le calendrier mémorable de l’UNESCO

• 200e anniversaire de la naissance du scientifique, le géologue Ignat Domeiko (2002)
• 200e anniversaire de la naissance de l’artiste et compositeur Napoléon Orda (2007)
• 200e anniversaire de la naissance du poète, dramaturge et acteur Vincent Dunin-Martinkevich (2008)
• 600e anniversaire du régime de conservation de Belovezhskaya Pushcha (2009)
• 200e anniversaire de la naissance de l’artiste Ivan Khrutsky (2010)
• 1150e anniversaire de la première mention dans les annales de la ville de Polotsk (2012)
• 200e anniversaire de la naissance du scientifique et diplomate Iosif Goshkevich (2014)
• 250e anniversaire de la naissance de l’homme politique, diplomate et compositeur Michal Kleofas Oginsky (2015)
• 150e anniversaire de la naissance du peintre, artiste de théâtre, décorateur et créateur de mode Leon Bakst (2016)
• 500e anniversaire de l’impression du livre biélorusse (2017)
• 300e anniversaire de la naissance de Salomé Regina Rusetskaya (1718-1763) (Biélorussie avec le soutien de la Lituanie, de la Pologne et de la Fédération de Russie) (2018)
• 200e anniversaire de la naissance de Stanislav Moniuszko, compositeur, chef d’orchestre et professeur (1819-1872) (Pologne, Biélorussie et Lituanie avec le soutien de la Lettonie et de la Roumanie) (2019)

Prix ​​UNESCO

Médailles de l’UNESCO « 5 continents » récompensées:
• Théâtre académique national d’opéra et de ballet du Bolchoï de Biélorussie (2014)
• Igor Luchenok (2016)
• Valentin Elizariev (2016)

Médailles de l’UNESCO « Victor Hugo » récompensées:

• Tamara Nizhnikova (2015)
• Gennady Ovsyannikov (2015)
• Rostislav Yankovsky (2015)

Source: https://www.belarus.by/ru/travel/heritage ; Traduction ACAFB

05.05.2019 – À l’occasion des 200 ans de la naissance de Stanislaw Moniuszko

Stanislaw Moniuszko

Dans la culture musicale biélorusse du XIXe siècle, Stanislaw Moniuszko, se distingue comme le plus grand compositeur de son temps. On considère que Moniuszko est un compositeur polonais. Sa famille était originaire des territoires de l’ethnie biélorusse de Podlasie et appartenait à la partie de la population qui professait la religion catholique et utilisait la langue polonaise. Cependant, de nombreuses œuvres de Moniuszko ont été créées et présentées sur le sol biélorusse, rempli de saveurs biélorusses. Le nom de ce compositeur a un lien profond et vital avec la culture biélorusse.

Stanislav Moniuszko est né le 5 mai 1819 dans l’ancien domaine Ubel, dans la région de Chervensky, pas loin de Minsk. Là, entouré par la nature merveilleuse, il a passé son enfance. Adolescent, il a ressenti la beauté du folklore biélorusse. Stanislav écoutait avec enthousiasme et mémorisait les chants des paysans. La maison Moniuszko était remplie d’une atmosphère créative: écrivains, musiciens, acteurs se réunissaient ici, fêtes musicales organisées au cours desquelles la mère de Stanislav dirigeait le spectacle – elle était une excellente chanteuse et pianiste. Et par conséquent, il est naturel que la saveur biélorusse domine dans tous les écrits de Stanislav Moniuszko, en particulier les premiers.

La village natale de Stanislaw, Ubel

Dans son travail ultérieur, le compositeur s’est inspiré de sources folkloriques biélorusses. Grigory Romanovich Shirma, par exemple, était fasciné par son opéra « Le flotteur ». Il écrit : « Une telle richesse de chants et d’intonations folkloriques qui donne parfois l’impression que vous êtes quelque part près de Slutsk ou de Minsk pour assister à une fête nationale. »

Stanislaw a reçu sa formation musicale initiale de sa mère, qui a étudié sous la direction du célèbre musicien et compositeur de Minsk, František Carafa-Korbut. Quand vint le moment d’étudier le garçon, la famille s’installa à Minsk, où Stanislaw Moniuszko commença à étudier la musique sous la direction du chef d’orchestre et du merveilleux professeur de musique Dominik Stefanovich.

Plaque commémorative à Minsk

À l’âge de 17 ans, il étudie pendant deux ans à l’Académie de chant de Berlin sous la direction de Karl Friedrich Rungenhagen. Les premières œuvres de Moniuszko ont été écrites et publiées à Berlin: « Trois chansons », la chanson « Conversation », la ballade « Trois Boudrys » sur les textes d’Adam Mickiewicz et du Premier Quatuor à cordes. La création des premières œuvres musicales, scéniques et de la musique religieuse appartient également à cette époque.

En 1840, après avoir terminé ses études, le compositeur s’installa à Vilna, où il épousa Alexandra Müller. Là, il travaillait comme organiste à l’église Saint-Jean. Son salaire annuel était de 100 roubles d’argent. En outre, Moniuszko donnait des cours de piano et de composition (parmi ses étudiants figurait le futur compositeur célèbre César Cui).

Image associée
Statue de Stanislaw Moniuszko à Vilnius

À l’époque de Vilna, le compositeur a créé la plupart des œuvres vocales sur des sujet et des textes de chansons folkloriques biélorusses, traduites en polonais par Jan Chechet, Vladislav Syrokomley, Adam Mickiewicz et d’autres poètes remarquables. Les romances et les chansons de Stanislav Moniuszko ont en réalité changé le contexte des foyers et des concerts de la Biélorussie et de la Pologne, qui était jusque-là centré sur la musique italienne, française et allemande.

La création des premiers vaudevilles, comédies musicales et opéras de Moniuszko est associée à la Biélorussie. En 1834 les amateurs de musique de Minsk ont mis en scène « Employés de bureau », en 1841 à Grodno, et deux ans plus tard à Minsk, sa pièce de théâtre « Loterie ».

La majeure partie de l’héritage de Stanislav Moniuszko de la période biélorusse était composée d’œuvres sur des thèmes religieux, parmi lesquels quatre « Litanies d’Ostrobrama». De nombreux chercheurs considèrent que la plus grande réussite du compositeur de la musique religieuse écrite à l’époque biélorusse. Moniuszko a également travaillé dans la cantate, poème symphonique, etc. Il a écrit « Conscription », « Le concours des musiciens » et « Eau merveilleuse » sur le libretto de Vincent Dunin-Martsinkevich.

L’Idylia («Selyanka»), mise en scène en 1852 à Minsk avec Dunin-Martsinkevich et Konstantin Kzhizhanovsky, est devenue le premier opéra présenté en biélorusse. En fait, pour la première fois, des mélodies nationales, des dictons, des proverbes et des expressions populaires ont résonné sur la scène du théâtre biélorusse. La première de cet opéra-comique a été un grand succès, mais les autorités ne l’ont pas apprécié, car il a critiqué la réalité féodale. L’opéra a été interdit, néanmoins il était possible de le présenter à Bobruisk, Slutsk, Nesvizh et Glusk.


Statue de Moniuszko et Dunin-Martsinkevich à Minsk

Le célèbre opéra « Halka » a remporté un vif succès et a été présenté en concert en 1848 à Vilna et en 1856 à Minsk.

Opéra « Halka » réalisé par Opera Bytom


En 1842, Stanislav Moniuszko se rendit à Saint-Pétersbourg, tentant en vain d’obtenir un siège du compositeur de la cour à l’opéra. En 1849 et 1856, il donna des concerts d’auteur à Saint-Pétersbourg. Il connaissait les compositeurs russes Mikhail Ivanovich Glinka, Alexander Sergeevich Dargomyzhsky, Alexander Nikolaevich Serov, qui accordaient une grande valeur à son travail. Depuis 1850, Moniuszko dirigea des représentations d’opéra à Vilna.

En 1858, Stanislav Moniuszko fit ses adieux à la Biélorussie et s’installa à Varsovie. Il devient chef d’orchestre et directeur du théâtre Wielki (théâtre du Bolchoï), sur la scène duquel il met en scène plusieurs de ses opéras. Parmi ceux-ci se trouve le célèbre «Halka» dans la nouvelle version en quatre actes, «Flis», dont la richesse en chansons de chants et de danses provient du folklore biélorusse, l’opéra «La Comtesse» et «Verbum Nobile», témoins de la maturité du style lyrique du compositeur. Un autre opéra célèbre de Stanislav Moniuszko, « Le Manoir hanté », a été écrit en 1865. Pour la première fois en URSS, il a été mis en scène en 1952 par le théâtre d’opéra et de ballet d’État de Biélorussie traduit en biélorusse par Maxim Tank.

Statue de Moniuszko à Varsovie

En général, le compositeur a créé 20 opéras et opérettes, 3 ballets, deux requîmes, des centaines de chansons, dont une «Chanson en marche de Litvin» aux paroles de Vladislav Syrokomli.
De 1864 aux derniers jours de sa vie, Moniuszko était professeur à l’Institut de musique de Varsovie. La même année, Moniuszko s’est rendu à Minsk pour la dernière fois, alors qu’il était déjà un compositeur connu et respecté.


Statue de Stanisław Moniuszko à Częstochowa

Tout au long de sa vie, il a maintenu des liens étroits avec des musiciens biélorusses et leur a fourni de l’aide la plus diversifiée dans le domaine de la création. Pendant longtemps, il a lui-même été professeur de piano pour le pianiste Gorvat à Minsk, et il a envoyé divers éditeurs, dont Ferenc Liszt, des œuvres du talentueux compositeur et pianiste de Minsk, Florian Miladovsky, qui a écrit des articles sur ses compatriotes – le piano et le maître d’orgue Belyavsky, la violoniste Grodno Teofilia Yuzefovitch, ont passé en revue leurs œuvres, notamment le livre de Napoléon Orda « La grammaire de la musique », ont contribué à l’éducation musicale de Kamile Martsinkevich, du violoniste Krieger et d’autres jeunes talents.

Stanislav Moniuszko est décédé en 1872. La renommée européenne est venue au compositeur à la période de sa vie à Varsovie. Il est devenu un classique de la musique polonaise. Mais Stanislav Moniuszko était, reste et fera toujours partie de la culture et de la terre biélorusses, qui l’ont nourri et inspiré.

Tombe de Stanislaw Moniuszko à Varsovie

Source: https://www.belta.by/culture/view/dose-stanislav-monjushko-208416-2016/ Traduciton ACAFB

En l’honneur de Stanislav Moniuszko, les rues sont nommées dans de nombreuses villes de Pologne, ainsi qu’à Minsk, Grodno, Krivoï Rog et Kharkiv.

Le 24 Avril 2019 à l’occasion du 200e anniversaire du compositeur, le musée de Stanislav Moniuszko, a été inauguré à Smilovichi. Lire la suite: http://www.ctv.by/novosti-minska-i-minskoy-oblasti/v-smilovichah-nachal-rabotat-muzey-stanislava-monyushko

15.04.2019 – La littérature biélorusse existe-t-elle ?

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Le prix Nobel de littérature, attribué en 2015 à l’écrivain biélorusse Svetlana Aleksievitch, représente à la fois notre fierté et notre espoir, celui qu’enfin le monde va découvrir la littérature biélorusse. En France quelques rares personnes savent que Marc Chagall est d’origine biélorusse. C’est la même chose avec Svetlana Aleksievitch qui est classée parmi les auteurs russes. Il y a très peu de traductions d’auteurs biélorusses en langues étrangères. Pour trouver quelques livres traduits en français, il faut bien connaître certains écrivains, dont parfois la traduction du nom peut ne pas correspondre à la prononciation habituelle. A la question « Avez-vous entendu quelque chose à propos des écrivains biélorusses ? » les Français à l’unanimité répondent négativement. Est-ce un problème d’absence d’écrivains d’un niveau international ou de traductions des livres biélorusses en langues étrangères ?

Avez-vous lu la littérature biélorusse ?

Nous avons demandé à des Parisiens qui travaillent dans des domaines différents, s’ils connaissaient des auteurs biélorusses.

Paola, traductrice et étudiante à la Faculté des lettres de Sorbonne Université.

« Je suis née en Suisse allemande. Au lycée on apprend la littérature mondiale traduite en allemand. Sinon si on apprend une langue étrangère, on lit la littérature étrangère en cette langue. Moi, j’ai eu des cours de russe et je connais Tchekhov, Tolstoï, Gogol, Boulgakov. Mais je n’ai jamais lu des écrivains biélorusses. Pourquoi ? Est-ce que vous connaissez la littérature suisse par exemple ? Plutôt non, et c’est normal. Nous sommes obligés de faire la sélection, nous n’avons pas de temps pour lire la littérature de tous les pays du monde. Il faut au moins avoir des rapports professionnels ou personnels avec ce pays pour s’intéresser à sa littérature. Et puis ça doit être une bonne traduction sinon ça détruit l’auteur. Je ne parle même pas de marketing. La promotion de la culture et premièrement de la littérature doit passer au niveau du gouvernement. En Suisse par exemple il y a un organisme qui s’appelle « Présence Suisse », il est subordonné au secrétariat général du département fédéral des affaires étrangères. Il a pour vocation de promouvoir l’image de la Suisse à l’étranger. »

Françoise, documentaliste au lycée parisien.

« Je connais Svetlana Alexievitch mais je ne savais pas que c’est un écrivain biélorusse. J’ai lu « La guerre n’a pas un visage de femme », « La supplication » et j’avais repéré « La fin de l’homme rouge ». J’ai même acheté « La supplication » pour mes parents.  J’ai adoré son style, le thème, c’est très original. J’ai apprécié dans l’histoire des femmes pendant la seconde guerre mondiale leur engagement contre la volonté des hommes. Accepter des boulots durs mais défendre sa patrie ! J’ai admiré le courage des femmes d’autant que le premier obstacle c’était l’opposition des hommes à leur engagement. Je ne connais aucun livre qui traite de cela, il m’a vraiment marquée. Sinon je ne connais pas d’autres auteurs biélorusses. Mais s’il y avait des traductions, je les découvrirais avec plaisir. C’est fondamental de lire la littérature d’autres langues. Il est impossible de vivre sans connaitre Thomas Mann, Léon Tolstoï, Goethe…et tant d’autres. Mais pour faire connaitre la littérature à l’étranger il faut des gens, des traducteurs, des projets…

Franck, dentiste à Paris.

« Je connais quelques auteurs biélorusses mais les seuls que j’ai lus sont Yanka Koupala et Svetlana Alexiévitch. Le premier est un poète, et il est malheureusement impossible de traduire la poésie en respectant prosodie et sens littéral, la seconde s’est bien évidemment fait connaître par le prix Nobel de littérature, même si on ne peut pas dire qu’il s’agit de littérature à proprement parler. J’ai trouvé ses livres sur la guerre d’Afghanistan ou de la campagne allemande de 1941 passionnants, en particulier l’engagement de petites jeunes filles, auquel ne s’attendaient pas les Allemands, et qui a participé à leur défaite. Les livres sur Tchernobyl sont également très intéressants, mais comme on le constate, et c’est ce que je pourrais reprocher à cet écrivain, le choix des sujets est toujours particulièrement triste. La Biélorussie est connue surtout en France par les peintres de l’entre-deux-guerres, ceux originaires de Vitebsk, mais là aussi le fait qu’ils aient été naturalisés, qu’on ait parlé de l’Ecole de Paris, et qu’on les ait définis à tort comme d’origine russe, n’a pas permis, et c’est dommage, qu’on parle plus de la Biélorussie.

Le livre biélorusse en français.

A Paris nous pouvons trouver facilement de la littérature slave. Chez Gibert Jeune ou Gibert Joseph par exemple, deux des plus grandes librairies parisiennes, les livres sont bien classés selon les nations : Russie, Lituanie, Pologne, Bulgarie, Hongrie. Malheureusement pour trouver un livre de l’écrivain biélorusse Svetlana Alexievitch, il faut se diriger vers les étagères des livres russes : le rayon de la littérature biélorusse à proprement parler n’existe pas.

Dans la fameuse librairie russe « Librairie du globe » le libraire ne se souvient plus quand il a reçu des livres biélorusses ou ukrainiens. La littérature des pays post-soviétiques est considérée plutôt comme littérature russe. Un seul livre biélorusse traduit en français peut être acheté sur le site de la librairie : « Viens et vous » est un roman sur la Seconde Guerre mondiale et les massacres perpétrés par les allemands en Biélorussie écrit par Ales Adamovitch et publié en 2015 par les éditions « Pirahna ».

Quand on cherche mieux, sur ebay.fr on peut acheter les traductions des romans « La traque », « Dans le brouillard », « Les morts n’ont pas mal », « La ballade des Alpes » du célèbre écrivain biélorusse Vassil Bykov.

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« Minsk Cité de rêve », encore un livre avec un sujet original écrit par l’artiste plasticien et écrivain biélorusse Artur Klinau. Le narrateur se souvient avec humour et tendresse de ses cinq, dix et vingt ans, du jour où Brejnev est mort, et des grandes figures de l’indépendance encore toute jeune de son pays. La traduction en français effectuée par Jacques Duvernet a obtenu le prix de la Russophonie 2016.

« Ce n’est pas du tout un « guide de voyage », c’est un mélange très original de souvenirs d’enfance et de jeunesse de l’auteur sur la période soviétique, d’impressions sur la ville de Minsk et sur son urbanisme avec des photos, des réflexions sur le communisme, sur l’idée de construire une « cité du bonheur »… J’aime beaucoup ce petit livre que j’ai été très content de le traduire », – raconte Jacques Duvernet.

Qu’est-ce qui définit le statut de la littérature dans le monde ?

Victor Loupan, rédacteur en chef du magazine « La pensée russe », dans son article « La splendeur de livre » (n°107 mars 2019 p.6-7), publié juste avant l’ouverture du 39ème Salon du Livre à Paris, partage une idée assez évidente mais qui explique la distribution des rôles dans le monde littéraire. Il souligne que par exemple la Russie est présente au Salon du livre comme invité d’honneur et que par conséquent sa littérature en devient l’axe central au détriment des autres anciennes républiques soviétiques.

« Il y a quelques pays en Europe dont le succès dans le domaine littéraire historiquement n’a pas beaucoup de valeur, de ce fait ils n’auraient rien à présenter au Salon du livre à part les livres de folklore. Ni la langue, ni la taille du territoire du pays n’influencent la situation littéraire ».

Ensuite l’auteur prend l’exemple des pays Scandinaves. Ces pays géographiquement éloignés de l’Europe centrale ont eu une immense influence à la culture et la littérature européenne. Nous n’imaginons plus le théâtre ou la littérature sans August Strindberg ou Henrik Ibsen, Knut Hamsun, Karen Blixen, ou Sigrid Undset.

On pourrait supposer que la valeur de la littérature biélorusse est insuffisante pour se faire connaître sur la scène mondiale et arrêter là le discours, mais serait-ce vrai ?

Quant à nos voisins Russes, ils ont même créé l’Institut de Traduction qui vise principalement à promouvoir la littérature russe dans le monde, en soutenant les traducteurs et les éditeurs étrangers œuvrant dans ce domaine. Chaque année l’Institut sélectionne des livres à traduire selon des critères différents et propose ses aides pour la traduction et la publication d’œuvres littéraires.

Peut-être les Biélorusses ont-ils des soucis plus importants que la promotion de leur propre culture ? Mais si la nation elle-même ne donne aucune valeur à la littérature de son pays, personne ne s’occupera de sa diffusion et de son statut dans le monde.  C’est aux Biélorusses de trouver la solution pour faire connaître les noms des écrivains et poètes tels Vassil Bykov, Uladzimir Karatkevitc, Ivan Melezh, Maksim Bahdanovic, Ianka Koupala, Iakoub Kolas et quelques autres. Et lorsqu’elle sortira des frontières nous pourrons comparer et juger si elle mérite ou non une place dans la littérature mondiale.

L’émergence de la littérature biélorusse

L’origine commune avec les autres littératures slaves, une riche histoire, l’influence des pays voisins ont apporté des traits particuliers à notre littérature. Elle passe par des périodes plus au moins similaires au développement de la littérature mondiale, du XIIème siècle à nos jours. Une brève histoire de la littérature biélorusse est présentée en français dans le livre « Parlons biélorussien : langue et culture » écrit parAlexandra Goujon (doctorante en science politique à l’Institut politique de Paris) et Virginie Symaniec (docteur en études théâtrales de l’université de Paris III – Sorbonne nouvelle). Le livre date de 1997, néanmoins il donne une image assez complète sur la langue et la littérature biélorusses. Ce livre présente une chronologie plus au moins détaillée du développement de la littérature biélorusse et les noms des écrivains biélorusses les plus importants de chacune de ces périodes.

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Résumé de l’histoire de la littérature biélorusse du XIIème au XXème siècle

Les origines de la littérature biélorusse remontent à l’époque de l’Etat de Kiev, période comprise entre les IXème et XIIIème siècles. Les deux plus anciens textes sont « La chronique des temps passés » et « La chronique de Polatsk » écrits au XIIème siècle. A la fin du XIIème siècle Polatsk, Tourov et Smolensk devinrent des centres importants de l’écriture. Ici paraît « La vie d’Euphrosine de Polatsk », « La vie d’Abraham de Smolensk » et des récits, des prières et des « paroles » de Cyrille de Tourov. La fin du XIIIème siècle fut surtout marquée par la rédaction de psaumes, d’actes civils, et l’apparition de textes juridiques : manifestes, lettres officielles administratives et juridiques.

L’âge d’or et la période de la Renaissance de la littérature biélorusse commencèrent au XVIème siècle. Le vieux-biélorusse devint la langue officielle dans le Grand-Duché de Lituanie. Au début du XVIème siècle l’humaniste biélorusse Francysk Skaryna publia ses traductions en biélorusse littéraire de l’Ancien Testament. Les noms connus dans l’histoire de la littérature biélorusse de cette période sont Mikola Hussouski (« Chants sur les bisons » 1522), Joannis Vislicensis (« La guerre de Prusse »), Andrej Rymsza (maître du panégyrique), Szymon Budny, Wasyl Ciapinski.

Mikola Hussouski « Carmen de statura feritate ac venatione bisontis »(« Chants sur les bisons »)

La littérature biélorusse est globalement écrite en langue biélorusse, mais certains auteurs utilisent également le russe. Dans l’histoire de la littérature biélorusse existent des œuvres écrites en latin et en polonais.  Le Poème du poète polono-biélorusse de l’époque de la Renaissance Mikola Hussouski « Carmen de statura feritate ac venatione bisontis »(« Chants sur les bisons ») est écrit entre 1521 et 1522 en langue latine.

Les XVIIème et XVIIIème siècles sont caractérisés par l’émergence des sermons, des textes polémiques, ainsi que le développement de la littérature versifiée. Les œuvres de Ipatsei Patsei, Meletius Smotrytsky, Staphan Zizani, Siméon de Polotsk sont parvenues jusqu’à nous.

Le XIXème siècle est influencé par les tendances de la Renaissance, l’intérêt pour la vie des paysans, par le folklore, la langue des mujiks (langue biélorusse qui était en concurrence avec le russe et le polonais). Kastus Kalinowski, meneur du soulèvement de 1863, créa le premier journal en langue biélorusse « La vérité du paysan » (« Mujitskaya praouda »). On note également les recueils de poésie de Francisak Bahusevic, Janka Lucyna, les œuvres bilingues d’Adam Mickiewitcz, les pièces de théâtre de Vintsent Dunin-Martsinkyevich, de Jan Czeczot.

Adam Mickiewitcz « Pan Tadeusz »

Le poème du poète et écrivain polono-biélorusse Adam Mickiewitcz « Pan Tadeusz » (« Messire Thadée ») publié en 1834 à Paris, lors de son exil en France, est une œuvre cardinale et de la littérature polonaise et biélorusse à la fois. Ecrit en polonais originellement, il a été traduit en biélorusse par Vintsent Dunin-Martsinkyevich en 1850.

Le XXème siècle, et en particulier les années 30 et la seconde guerre mondiale est la période la plus riche en chefs d’œuvres de la littérature biélorusse. La littérature réagit aux évènements sociaux, aux problèmes des classes populaires. Le XXème siècle nous a donné les écrivains et poètes qu’on peut appeler « les classiques biélorusses » : Vassil Bykov, Uladzimir Karatkevitc, Ivan Melezh, Ianka Koupala (Ivan Loutsévitch) et Iakoub Kolas, Janka Bryl, Petrus Brovka, Michas Lynkow, Kandrat Krapiva. Kuzma Tchorny, Maksim Tank, Zmitrok Biadula, Janka Maur et les autres.

Par: Katsiaryna Samkova

06.04.2019 – Top 5 des attractions de Minsk que chaque touriste devrait voir

Aller à Minsk pour la première fois? Nous avons choisi cinq endroits qui sont vraiment à visiter dans cette ville.

 1) La Bibliothèque nationale du Bélarus

Le bâtiment de la bibliothèque est un objet architectural unique qui attire les voyageurs de partout dans le monde. Il y a 9 millions de livres, 20 salles de lecture, un musée de livres et de manuscrits rares ainsi qu’une galerie et un complexe d’exposition dans la bibliothèque. Vous pouvez profiter d’une vue spectaculaire sur la ville depuis la terrasse d’observation à l’étage supérieur.

 2) Musée de la Grande Guerre Patriotique

Dans le musée, vous pouvez voir plus de 8 mille pièces exposées. Au total, les fonds contiennent  environ 145 000 objets rares collectés au cours des combats en Europe de l’Est et de l’Allemagne, ou transférés au musée par les ambassades des différents pays.

 3) Église Saint-Siméon-et-Sainte-Hélène

Cette église se situe sur la Place de l’Indépendance et est considérée comme une église catholique romaine pour être l’une des attractions les plus visitées à Minsk. Ce monument de l’architecture est inclus dans la liste de l’Etat des valeurs historiques et culturelles de la République du Bélarus.

4) Théâtre Opéra Et Ballet National Académique Bolshoï

Le théâtre a été fondé au Bélarus en 1933 sur la base de l’opéra biélorusse et l’école de ballet. Il met en scène des opéras de renommée mondiale, ainsi que des œuvres de compositeurs biélorusses et jouit d’incroyable popularité parmi les habitants et les touristes.

5) Minsk – Aréna

« Minsk-Aréna » est l’une des principales attractions de la capitale et l’un des plus grands équipements culturels et sportifs de haute technologie en Europe. Il a été conçu pour accueillir les sports internationaux et d’autres événements de divertissement.

Source : https://www.facebook.com/notes/vetliva-guide-to-belarus/top-5-minsk-attractions-that-every-tourist-should-see/306856536657626/

Traduction : ACAFB

02.04.2019 – L’enregistrement des étrangers au Bélarus sera prolongé à 10 jours

Les visiteurs étrangers au Bélarus pourront rester dans le pays sans enregistrement jusqu’à 10 jours au lieu de 5. Les députés ont adopté un projet de loi sur le statut juridique des citoyens étrangers et des apatrides en République Bélarus.

Selon le projet de loi, les citoyens étrangers seront autorisés à rester dans le pays sans enregistrement jusqu’à 10 jours. Pour rendre le pays plus attractif pour les étrangers, les modifications suivantes seront apportées au projet de loi:
• Les étrangers ne seront pas obligés à s’enregistrer au Bélarus jusqu’à 10 jours de son séjour (ils doivent désormais s’enregistrer s’ils arrivent pour plus de 5 jours);
• Un permis de séjour temporaire peut être délivré pour une durée maximale de deux ans aux travailleurs étrangers hautement qualifiés.
• Une aide financière ponctuelle fournie par l’État à un tel employé (environ 430 BYN), il / elle devra le rendre avec la résiliation anticipée du contrat;
• Un permis de séjour permanent pour ces employés peut être délivré après quatre ans.

Quand entrera-t-il en vigueur?

Le projet de loi doit franchir plusieurs étapes. Tout d’abord, il devrait être approuvé en deuxième lecture, puis par le Conseil de la République et enfin signé par le président. Pour le moment, un citoyen étranger qui vient au Bélarus doit s’inscrire en ligne ou au service de la citoyenneté et des migrations dans un délai de 5 jours ouvrables. Techniquement, l’inscription est un cachet dans votre passeport avec les dates d’arrivée et de départ. La plupart des hôtels le font automatiquement, mais si vous séjournez dans l’appartement ou l’auberge d’un ami, vous devrez vous enregistrer vous-même. L’hôte de l’appartement doit vous accompagner au service des migrations local pour remplir les papiers et obtenir le tampon. Lors de vos déplacements, la même règle s’applique à la nouvelle destination.
Vous devez vous inscrire dans les cinq jours ouvrables suivant votre arrivée dans un nouvel endroit au Bélarus. Si vous vous déplacez rapidement, inscrivez-vous une ou deux fois et conservez tous vos billets jusqu’à votre sortie du pays. En outre, il y a deux choses importantes à considérer. L’inscription en ligne n’est pas disponible pour les étrangers qui viennent de la Russie au Bélarus. Ils doivent demander leur enregistrement auprès des départements de la citoyenneté et de la migration à leur arrivée. En outre, l’extension de l’enregistrement ne peut être effectuée que par une demande personnelle.

Source: https://belarusfeed.com/belarus-registration-foreigners-10-days/; traduction ACAFB

22 Mars – Jour commémoratif de la tragédie de Khatyn

Mémorial « Khatyn » – hommage à la mémoire de toutes les personnes tuées au cours de la Seconde Guerre mondiale, rappel tragique des horreurs de la guerre.

L’histoire de Khatyn

Mémorial « Khatyn » – hommage à la mémoire d’environ 3 millions de Biélorusses morts pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est situé à 54 km au nord-est de Minsk dans le district de Logoisk, dans la région de Minsk.

Jusqu’au jour fatidique de 1943, Khatyn était un village biélorusse pacifique ordinaire doté de 26 cours. Le matin du 22 mars, à 6 km de là, des partisans ont tiré sur un convoi allemand. Un officier allemand est mort dans une fusillade. Peu de temps après, Khatyn était entouré de punisseurs. Ils ont enfermés et incendiés dans la grange de vieillards, femmes, enfants. 149 personnes, dont 75 enfants a été tué dans le feu. Seul Joseph Kaminsky, âgé de 56 ans, a réussi à s’échapper du bâtiment enveloppé de flammes. Il a essayé d’endurer son fils blessé, mais n’a pas pu le sauver.

L’histoire de Khatyn n’est pas unique. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, des habitants de 628 villages biélorusses ont été brûlés vifs. 186 d’entre eux n’ont pas été restaurés. Khatyn est devenu un symbole de la tragédie du peuple biélorusse. En 1969, à la mémoire de tous les Biélorusses morts, un mémorial fut ouvert sur le site de l’ancien village. Complexe commémoratif « Khatyn » – un rappel tragique des horreurs de la guerre. C’est l’un des endroits les plus vénérés en Biélorussie.

Khatyn aujourd’hui

Le mémorial reprend la disposition du village décédé. Au centre du complexe se trouve une sculpture en bronze de 6 mètres intitulée « Invaincu ». L’image d’un homme avec un garçon mort dans ses bras a été créée à la mémoire de Joseph Kaminsky et de son fils. Le toit en dalle noire marque l’endroit où se trouvait la grange, dans laquelle les habitants de Khatyn ont été brûlés. Près de leur fosse commune, sur laquelle se trouve une couronne de mémoire symbolique avec les mots du mandat des morts aux vivants.

A la place de chacune des 26 maisons incendiées, se trouve un édifice à bornes dans lequel se trouve un obélisque en forme de cheminée avec une cloche. Les cloches sonnent toutes les heures. Sur chaque obélisque se trouve une plaque avec les noms des habitants brûlés de la maison. Derrière les maisons-monuments – villages de cimetière. Sur 185 villages incendiés qui ne se sont pas ravivés, des urnes avec terre ont été apportées et un cimetière symbolique a été créé.

À côté du cimetière du village se trouve le Mur du Chagrin, un bloc de béton armé avec des niches contenant des plaques commémoratives portant le nom des 66 plus grands camps de la mort et lieux de mort massive. Le mémorial est complété par la place de la mémoire, au centre de laquelle poussent trois bouleaux, symbole de la vie, à la place du quatrième – la flamme éternelle, symbole du peuple biélorusse tué pendant la guerre. Près de l’Arbre de Vie avec une liste de 433 villages, incendiés par les envahisseurs et ravivés après la guerre. Ces dernières années, un petit musée et une exposition de photos ont ouvert leurs portes ici.

Source : https://www.belarus.by/ru/travel/belarus-life/khatyn ; Traduction: ACAFB

12.03.2019 – Où on peut entendre le biélorusse en Biélorussie?

Aussi absurde que cela puisse paraître, il y a des petites chances que la langue biélorusse soit entendue dans les rues de la Biélorussie, d’où la question : « Où entendre le biélorusse en Biélorussie? » Visiter la Biélorussie et ne pas entendre sa «mova» (langue) mélodique et belle sera une omission inadmissible. Alors, nous allons droit au but et nous dirigeons vers les endroits où la langue biélorusse habite.

belarusian language belarus

Métro :Disons que vous venez d’arriver à Minsk et que vous avez envie de vous immerger dans la culture locale, de rencontrer des habitants et d’écouter le biélorusse aussi vite que vous le pouvez. Pour commencer, continuez à regarder et vous ne manquerez pas le fait que tous les noms des rues paraissent un peu bizarres – c’est peut-être vrai, l’authentique biélorusse latin vous regarde. Un autre moyen rapide et économique consiste à descendre dans le métro. En plus des inscriptions fantaisistes indiquant les stations et les directions, on entendra les annonces faites en russe, biélorusse et anglais, afin que vous ne vous perdiez pas.

Théâtre:Imaginez à quel point il serait inhabituel de regarder une pièce de théâtre connue, comme Don Juan de Jean-Baptiste Molière, en biélorusse. Ou, au contraire, faire connaissance avec les œuvres du drame biélorusse. Nous recommandons particulièrement deux théâtres : le théâtre national Janka Kupała et le théâtre du théâtre biélorusse. Ici, la langue biélorusse sera présentée dans toute sa splendeur dans les œuvres de classiques biélorusses et de dramaturges modernes.

Village:  Pendant des années, la langue biélorusse a été perçue comme la langue des paysans et des agriculteurs. Rien d’étonnant à ce que le village soit désormais une sorte de dernier bastion. Eh bien, par où commencer ? Choisissez une petite ville ou, mieux, un village proche de la frontière sud-ouest du pays, puis choisissez le mode de transport et le moyen de s’y rendre. Une fois sur le terrain, commencez à chercher des personnes âgées parlant le biélorusse pour avoir une conversation agréable. Notez qu’ils comprendront très mal votre anglais, il est donc préférable d’y aller avec une personne qui parle russe / biélorusse pour éviter toute mauvaise surprise. Soyez sûr que même si vous n’entendez pas le discours biélorusse pur, il y a de grandes chances que quelqu’un parle « trasianka », qui est une forme mixte de biélorusse et de russe.

Musées:Les amateurs de musées devraient aller à la recherche de la langue biélorusse dans les musées littéraires de Minsk: le musée Janka Kupala, Jakub Kolas et le musée Maksim Bahdanovič, pour n’en nommer que quelques-uns. Bien que vous ne puissiez pas entendre parler purement biélorusse, un ensemble de faits instructifs sur la littérature, la culture et l’histoire biélorusses est garanti. Si vous préférez les performances interactives, le musée du théâtre et de l’histoire de la culture musicale pourrait vous intéresser. N’oubliez pas d’aller assister à l’un des spectacles de marionnettes Batlejka.

Films:« Forrest Gump », « Seul à la maison », « Die Hard » – vous voulez regarder des classiques du cinéma mondial en biélorusse? http://kinakong.by/ rend cela possible, consultez leur site Web pour voir ce qui est dans les films maintenant.

Excursions: L’exploration du pays avec les guides parlant le biélorusse est doublement divertissante, n’est-ce pas ? Vous pouvez donc vous joindre aux visites à pied gratuites de « Vandroŭki minulaje » ou contacter les guides locaux.

Cours de langue :Envie de creuser plus profondément et de vous essayer à apprendre la langue? Vérifiez l’école Movananova.by (selon l’approche ludo-éducative).

Télévision:Regarder la télévision est probablement la chose la moins amusante que vous puissiez faire quand vous êtes dans un pays étranger, mais pourquoi ne pas l’allumer quand vous vous préparez pour une excursion ? Regardez la chaîne Belarus 3 ou la télévision en ligne sur Belsat.

Où encore? Les habitants recommandent également de visiter l’église des Saints Simon et Hélène (également connue sous le nom d’église rouge) au cœur de la ville, afin de faire connaissance avec les étudiants des facultés de philologie et d’histoire. Visitez la librairie Lohvinaŭ (Prospekt Nezavisimosti 37а, Minsk, Biélorussie), l’un des centres de la vie littéraire en Biélorussie, où écrivains, critiques et amateurs de livres contemporains se retrouvent pour discuter, échanger des idées et créer. Visitez des îles de langue biélorusse comme «“Ў” Galerie», (http://en.ygallery.by/gallery/about/), Cech (cech.by), Art Syadziba (artsiadziba.by). Les concerts, les conférences, les réunions créatives et les expositions se tiennent généralement ici en langue biélorusse. Vous pouvez également écouter des chansons biélorusses et même en apprendre quelques-unes en rejoignant la communauté Speŭny Shod (http://spevy.by/).

belarusian language

Source: https://belarusfeed.com/faqs-listen-belarusian-language-belarus/; traduction ACAFB

08.03.2019 – Les Femmes Biélorusses célèbres, qui ont conquis le monde entier.

Pour la Journée internationale de la femme, nous avons préparé pour vous une liste de femmes biélorusses qui ont apporté une contribution significative à l’histoire de la Biélorussie et du monde.

Sainte Euphrosyne de Polotsk (1106-1167). Euphrosyne est considérée comme la sainte patronne de la Biélorussie. Descendue d’une famille noble, elle est devenue religieuse à l’âge de 12 ans et a passé sa vie à aider les pauvres et à construire des églises et des monastères à travers le Bélarus. Elle est morte en pèlerinage à Jérusalem et ses reliques sont retournées en Biélorussie en 1910.


Barbara Radziwill (1520-1551) – reine de la Pologne et Grande-Duchesse de Lituanie. Son image, une des beautés reconnues de son temps, est largement représenté dans l’art et attisé par le mystère. Rappelons-nous les légendes sur la Dame noire du château de Nesvij.


Francesca Ursula Radziwill (1705-1753) – la première femme écrivaine sur le territoire de la Pologne et de la Biélorussie modernes, créatrice du répertoire du théâtre de Nesvij. Elle était la dernière femme représentante de la maison noble des Wiśniowiecki et l’épouse de Michael Casimir Radziwill « Rybonka ».


Salomé Regina Rusetskaya (1718-1763) – la première femme médecin de l’histoire de la Pologne (née dans la région de Novogroudok). L’auteur de mémoires (« Les aventures de ma vie »), éducatrice. Regina Salomé n’avait pas de diplôme en médecine, elle a appris la base de connaissances médicales de son premier mari, Yakub Galpir, pratiqué à Istanbul. Après la mort de son mari, Regina Salomé y a exercé avec succès sa pratique médicale. Elle a travaillé comme médecin à la cour et au harem du sultan de l’Empire Ottoman.


Alaiza Pachkievich (Ciotka), (1876-1916) née à Chtchuchine, en région de Grodno,poète biélorusse, activiste sociale, écrivaine. Pachkevich est également connue comme une activiste politique, et en tant que poète de talent. Alors qu’elle était engagée dans la propagande et a été l’un des dirigeants de l’Assemblée Biélorusse socialiste, elle a trouvé le temps de la créativité, en particulier pour écrire de la poésie. Il a publié plusieurs livres : « La croix de la liberté », « le violon biélorusse. » Elle a également écrit un livre pour enfants « La première lecture pour les enfants de Bélarusses ».


Nadia Khodasevich Léger (1904 – 1982) née en région de Vitebsk est une peintre biélorusse, devenue une célèbre artistise française et la muse du célèbre peintre et sculpteur Fernand Leger. Nadia est devenue célèbre dans l’art monumental, ses portraits en mosaïque de ses contemporains sont exposés dans de nombreuses galeries dans le monde.


Stéphania Staniuta (1905-2000) – est une actrice de théâtre biélorusse. Staniuta est née à Minsk dans la famille d’artiste. Au début, elle s’essaya comme une chanteuse de chœur, danseuse, et en 16 ans elle a joué le premier rôle dans le théâtre. Elle a reçu une éducation de théâtre à Moscou, mais a travaillé toute sa vie dans le théâtre de Minsk de Yanka Kupala. Sur scène, elle a joué plus de 200 rôles et a été très aimé par le public.


Sviatlana Aleksievitch (née en 1948) – est une personnalité littéraire et journaliste russophone soviétique puis biélorusse, dissidente soutenue par le PEN club et la fondation Soros. Le 8 octobre 2015, le prix Nobel de littérature lui est attribué pour « son œuvre polyphonique, mémorial de la souffrance et du courage à notre époque », ce qui fait d’elle la première femme de langue russe à recevoir la distinction.  Mieux connu pour ses livres dans le genre de prose artistique et documentaire « La guerre n’est pas un visage de femme », « Les garçons en zinc », « La prière de Tchernobyl », « Temps de « second hand » Ses ouvrages consacrés à la vie de la fin de l’ère soviétique et post-soviétique, imprégnés d’un sentiment de compassion et d’humanisme.


Olga Korbut (née en 1955 à Gronda)est une gymnaste biélorusse. Au cours de sa carrière sportive, elle remporte notamment quatre médailles d’or aux Jeux Olympiques. Surnommée le Moineau de Minsk, elle est une des gymnastes les plus renommées au monde et elle a donné une autre dimension populaire et médiatique à ce sport.


Victoria Azarenko (née en 1989 à Minsk) est une joueuse de tennis biélorusse. Professionnelle depuis 2003, elle est la première joueuse biélorusse de l’histoire à atteindre la première place au classement WTA (en 2012) et à remporter un tournoi du Grand Chelem en simple (l’Open d’Australie en 2012 et 2013). Elle compte vingt titres en simple sur le circuit WTA et sept titres en double.


Daria Domracheva (née en 1986 à Minsk) est une biathlète biélorusse, détentrice de six médailles olympiques, dont quatre titres (poursuite, individuel, mass start, relais) remportés individuellement en 2014 et en 2018. Elle est la seule biathlète à avoir gagné trois titres dans les mêmes Jeux. Sa quatrième médaille d’or, remportée sur le relais féminin en République de Corée, fait d’elle la biathlète la plus titrée de l’histoire des Jeux olympiques d’hiver. Darya Domracheva est également double championne du monde, pour un total de sept médailles mondiales.

04.03.2019 – Cinq experts résument 2 ans de voyages sans visa en Biélorussie

Le 12 février, la Biélorussie a célébré 2 ans de son régime sans visa via l’aéroport national de Minsk. BelarusFeed s’est entretenu avec des experts pour voir les résultats l’un des changements légaux les plus attendus pour les touristes en Biélorussie. Beaucoup a été accompli, beaucoup reste à faire.
Ce n’est pas une question de nombre, c’est une image.
Vitali Hrytsevich, chef adjoint du département du tourisme au ministère des Sports et du Tourisme.

Le changement le plus important apporté par le programme sans visa est celui de l’image de marque du pays. Le fait même que nous avons décrit la Biélorussie comme un pays ouvert et hospitalier, prêt à accueillir des invités.
La nouvelle a fait une des grands titres des médias étrangers, même ceux qui ont toujours critiqué le pays. Par exemple, le Telegraph décrivait la Biélorussie comme la dernière dictature de l’Europe et le pays le plus buveur. Dès que la Biélorussie a renoncé à son visa, ces perceptions ont changé. À mon avis, l’entrée sans visa est une incitation supplémentaire à se rendre dans un pays. Prenez le Vietnam, le pays s’étend le long de la côte avec la capitale au nord et Ho Chi Minh-Ville, la plus grande ville d’affaires du pays, au sud.
Pour obtenir un visa biélorusse, un homme d’affaires local doit parcourir plusieurs milliers de kilomètres. Qui aimerait ça ? Ou, par exemple, en Australie. L’ambassade de Biélorussie a fermé ses portes en 2018, mais les Australiens se rendent en Biélorussie, qui n’a plus besoin de visa. Nous travaillons actuellement à la fusion des zones exemptes de visa à Grodno et à Brest. Nous espérons que cela encouragera les étrangers à rester plus longtemps en Biélorussie, en plus de générer des bénéfices supplémentaires pour les régions.
Le changement le plus important apporté par le programme sans visa est celui de l’image de marque du pays. Le fait même que nous avons décrit la Biélorussie comme un pays ouvert et hospitalier, prêt à accueillir des invités.
La nouvelle a fait une des grands titres des médias étrangers, même ceux qui ont toujours critiqué le pays. Par exemple, le Telegraph décrivait la Biélorussie comme la dernière dictature de l’Europe et le pays le plus buveur. Dès que la Biélorussie a renoncé à son visa, ces perceptions ont changé. À mon avis, l’entrée sans visa est une incitation supplémentaire à se rendre dans un pays. Prenez le Vietnam, le pays s’étend le long de la côte avec la capitale au nord et Ho Chi Minh-Ville, la plus grande ville d’affaires du pays, au sud.
Pour obtenir un visa biélorusse, un homme d’affaires local doit parcourir plusieurs milliers de kilomètres. Qui aimerait ça ? Ou, par exemple, en Australie. L’ambassade de Biélorussie a fermé ses portes en 2018, mais les Australiens se rendent en Biélorussie, qui n’a plus besoin de visa. Nous travaillons actuellement à la fusion des zones exemptes de visa à Grodno et à Brest. Nous espérons que cela encouragera les étrangers à rester plus longtemps en Biélorussie, en plus de générer des bénéfices supplémentaires pour les régions.

Nombre de visiteurs étrangers via l’aéroport national de Minsk

Manque de publicité
Ksenia Kurus, la directrice de l’auberge dans la banlieue de Trinity :

Certes, le flux de touristes a augmenté, mais, honnêtement, nous nous attendions à plus d’eux. Nos invités disent que le processus reste trop compliqué. Alors qu’un billet d’avion Brême Venise coûte 7 €, il faut surveiller les ventes pour trouver un billet entre Vilnius et Minsk pour 50-60 €. Les voyageurs à petit budget ne comprennent tout simplement pas pourquoi voler, si vous pouvez prendre un bus pour 20-30 roubles (~ 8-12 €). Certes, Belavia réalise parfois des ventes, mais pour les voyageurs à petit budget, cela reste assez cher. Je pense qu’il est nécessaire d’ouvrir les frontières terrestres pour qu’ils puissent entrer en voiture ou en train.
Il existe un autre problème, beaucoup de gens ne savent toujours pas que la Biélorussie existe, et encore moins un régime sans visa. Beaucoup apprennent les changements de visa par hasard, par leurs amis ou leurs agents de voyages.

D’où viennent la plupart des visiteurs sans visa

Si cela fonctionne, n’y touchez pas.
Yaroslav Likhachevsky, PDG et co-fondateur de la start-up médicale biélorusse-néerlandaise Deepdee

À mon avis, le fait de voyager sans visa tel qu’il est aujourd’hui est un grand progrès. Trente jours, c’est plus que suffisant pour les voyages d’affaires en Biélorussie. Dans notre cas, les voyages sans visa facilitent l’arrivée de partenaires et d’investisseurs à Minsk.
Ceci, à son tour, aide à établir un contact personnel, à présenter l’équipe correctement et à établir des relations. En affaires, chaque étape supplémentaire dans la planification des réunions crée un obstacle supplémentaire.
Les retards chronophages sont les pires à cet égard, c’est pourquoi la possibilité d’acheter des billets et de voler immédiatement constitue un avantage important en matière de communication.
Pour une personne avec un passeport européen ou américain, un visa lui-même est exotique. Ils prennent l’absence de visa pour acquis. Ainsi, la Biélorussie sans visa se sent comme une partie d’un espace européen familier. En ce qui concerne l’amélioration des conditions de circulation sans visa en Biélorussie, une règle simple devrait être appliquée ici – si cela fonctionne, ne le touchez pas. Dans le même temps, la procédure d’enregistrement temporaire est discutable.
L’inscription en ligne a finalement été autorisée, c’est une grande avancée pour nous. Et encore, je le vois comme un atavisme qui doit être enlevé.

Contribution directe au PIB en 2017, en%

Anglais et navigation en ville.
Evgeny Danilik, fondateur du Musée des miniatures architecturales Strana mini

Après l’instauration d’un régime sans visa, le musée a considérablement élargi sa géographie des touristes. Ils venaient d’Australie, d’Angleterre, des Etats-Unis, de Chine, de Norvège, d’Espagne, d’Inde et du Mexique. Encore plus de touristes venaient de nos voisins, la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie.
L’exemption de visa élimine une barrière psychologique pour un touriste, économise du temps et de l’argent. Tous les touristes ne planifient pas leurs vacances à l’avance : certains commencent à rechercher Google où aller dans une semaine ou deux, et les pays de visa pour eux ne sont pas une option. Je suis convaincu que la Biélorussie a également eu sa part de touristes spontanés. Et pourtant, quelques barrières existent, nos clients constatent l’absence de transporteurs à bas prix, de billets d’avion pas chers Belavia, de mauvaises conditions de navigation en anglais et de rares routes de langue anglaise.
L’inscription à l’arrivée n’est pas facile non plus. Cependant, le problème disparaîtra dès que la procédure en ligne sera déboguée et des guides compréhensibles dans différentes langues seront publiés.

L’exemption de visa était un tel soulagement.
Victor Efthymiadis, directeur des voyages de TRAVEL DESIGNER


La suppression des visas a affecté la demande, de plus en plus de touristes ont commencé à venir en Biélorussie, que ce soit pour le week-end ou pour des visites hebdomadaires. Je suis aussi un étranger. Je suis arrivé à Minsk en 2017 avec un visa de touriste que j’ai reçu à l’aéroport.
Bien que j’ai visité plus de 50 pays, c’était la demande de visa la plus difficile de ma vie. Obtenir un visa à l’aéroport prenait plus de 2,5 heures, la file d’attente était énorme et un seul spécialiste consulaire travaillait.
Lorsque les visas ont été annulés et que le séjour a été prolongé à 30 jours, j’ai poussé un soupir de soulagement. Par exemple, la Biélorussie est devenue plus attrayante pour les partenaires étrangers prêts à assister à des événements et expositions professionnels. Je pense que le nombre de touristes aurait pu augmenter plusieurs fois si l’option sans visa incluait les points de passage frontaliers aux frontières avec la Lituanie, la Lettonie et la Pologne pour le transport routier et ferroviaire. Il y aurait plus de groupes de touristes et d’étudiants des pays voisins. En outre, davantage d’Européens viendraient, car la Lituanie et la Pologne ont de bonnes liaisons aériennes avec l’Angleterre et l’Europe occidentale. Les Européens voyagent beaucoup, et ils ont un intérêt pour la Biélorussie, qui reste pour beaucoup terra incognita.

Source: http://belarusfeed.com/experts-belarus-visa-free-regime/ ; Traduction : ACAFB